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Non-english Poetry

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41 replies to this topic

#21
Justmatthew

Justmatthew

    Tortured Rose

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Yup

Here is the Translation

I look into your life through the window
Interestingly, when thou shalt be with me again


And all that I know that when you see him light within your eyes and that light

That had previously been me
That had previously been me
The guy who lit up your eyes and made you smile and make you think everything will be fine

Not finished though...Its pretty Funktastic if i do say so my self...
  • 0

#22
Algernon

Algernon

    Immer nach Hause

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I have started to re-read Charles Baudelaire's Le Spleen de Paris. I have read it at least a dozen times, but it continues to captivate me. It's a collection of 'prose poems', very short pieces of prose writing (sometimes only half a page, sometimes two or three pages) with a very poetic, sometimes abstract and surrealist feel. Le Spleen de Paris is definitely my favourite piece of French literature. Here are the first and fifth prose poems from the collection:

L'Etranger
– « Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
– Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
– Tes amis ?
– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
– Ta patrie ?
– J’ignore sous quelle latitude elle est située.
– La beauté ?
– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
– L’or ?
– Je le hais comme vous haïssez Dieu.
– Eh ! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
– J’aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! »


La Chambre Double
Une chambre qui ressemble à une rêverie, une chambre véritablement spirituelle, où l'atmosphère stagnante est légèrement teintée de rose et de bleu.
L'âme y prend un bain de paresse, aromatisé par le regret et le désir. - C'est quelque chose de crépusculaire, de bleuâtre et de rosâtre; un rêve de volupté pendant une éclipse.
Les meubles ont des formes allongées, prostrées, alanguies. Les meubles ont l'air de rêver; on les dirait doués d'une vie somnambulique, comme le végétal et le minéral. Les étoffes parlent une langue muette, comme les fleurs, comme les ciels, comme les soleils couchants.
Sur les murs nulle abomination artistique. Relativement au rêve pur, à l'impression non analysée, l'art défini, l'art positif est un blasphème. Ici, tout a la suffisante clarté et la délicieuse obscurité de l'harmonie.
Une senteur infinitésimale du choix le plus exquis, à laquelle se mêle une très légère humidité, nage dans cette atmosphère, où l'esprit sommeillant est bercé par des sensations de serre chaude.
La mousseline pleut abondamment devant les fenêtres et devant le lit; elle s'épanche en cascades neigeuses. Sur ce lit est couchée l'Idole, la souveraine des rêves. Mais comment est-elle ici? Qui l'a amenée? quel pouvoir magique l'a installée sur ce trône de rêverie et de volupté? Qu'importe? la voilà! je la reconnais.
Voilà bien ces yeux dont la flamme traverse le crépuscule; ces subtiles et terribles mirettes, que je reconnais à leur effrayante malice! Elles attirent, elles subjuguent, elles dévorent le regard de l'imprudent qui les contemple. Je les ai souvent étudiées, ces étoiles noires qui commandent la curiosité et l'admiration.
A quel démon bienveillant dois-je d'être ainsi entouré de mystère, de silence, de paix et de parfums? O béatitude! ce que nous nommons généralement la vie, même dans son expansion la plus heureuse, n'a rien de commun avec cette vie suprême dont j'ai maintenant connaissance et que je savoure minute par minute, seconde par seconde!
Non! il n'est plus de minutes, il n'est plus de secondes! Le temps a disparu; c'est l'Eternité qui règne, une éternité de délices!
Mais un coup terrible, lourd, a retenti à la porte, et, comme dans les rêves infernaux, il m'a semblé que je recevais un coup de pioche dans l'estomac.
Et puis un Spectre est entré. C'est un huissier qui vient me torturer au nom de la loi; une infâme concubine qui vient crier misère et ajouter les trivialités de sa vie aux douleurs de la mienne; ou bien le saute-ruisseau d'un directeur de journal qui réclame la suite du manuscrit.
La chambre paradisiaque, l'idole, la souveraine des rêves, la Sylphide, comme disait le grand René, toute cette magie a disparu au coup brutal frappé par le Spectre.
Horreur! je me souviens! je me souviens! Oui! ce taudis, ce séjour de l'éternel ennui, est bien le mien. Voici les meubles sots, poudreux, écornés; la cheminée sans flamme et sans braise, souillée de crachats; les tristes fenêtres où la pluie a tracé des sillons dans la poussière; les manuscrits, raturés ou incomplets; l'almanach où le crayon a marqué les dates sinistres!
Et ce parfum d'un autre monde, dont je m'enivrais avec une sensibilité perfectionnée, hélas! il est remplacé par une fétide odeur de tabac mêlée à je ne sais quelle nauséabonde moisissure. On respire ici maintenant le ranci de la désolation.
Dans ce monde étroit, mais si plein de dégoût, un seul objet connu me sourit: la fiole de laudanum; une vieille et terrible amie; comme toutes les amies, hélas! féconde en caresses et en traîtrises.
Oh! oui! Le Temps a reparu; Le Temps règne en souverain maintenant; et avec le hideux vieillard est revenu tout son démoniaque cortège de Souvenirs, de Regrets, de Spasmes, de Peurs, d'Angoisses, de Cauchemars, de Colères et de Névroses.
Je vous assure que les secondes maintenant sont fortement et solennellement accentuées, et chacune, en jaillissant de la pendule, dit: - "Je suis la Vie, l'insupportable, l'implacable Vie!"
Il n'y a qu'une Seconde dans la vie humaine qui ait mission d'annoncer une bonne nouvelle, la bonne nouvelle qui cause à chacun une inexplicable peur.
Oui! le Temps règne; il a repris sa brutale dictature. Et il me pousse, comme si j'étais un boeuf, avec son double aiguillon. - "Et hue donc! bourrique! Sue donc, esclave! Vis donc, damné!"

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#23
random_deaths.x

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    Delicate Snowflake

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Um....hi. This is a short peom i wrote in japanese at school.

冷たい手
ねじれや回転、
容赦のない暗闇の中では、
徐々に、私を引き下げる
自分の罪の重さの下で
私は、暗い炎には、降伏する必要があります
-情熱終わることのないの。

Cold hands,
Twisting and turning,
In the unforgiving darkness,
Slowly pulling me down,
Under the weight of my own sin,
I must yield to the dark flames,
Of never-ending passion.
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#24
teensuicide

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haiku i love you
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#25
finality

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    Nigrescent Black Hole

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Unpinning this- it gets a reply every 2 months or so, I'm afraid the interest isn't really there and there are an awful lot of stickies.
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#26
foggy past for you

foggy past for you

    Delicate Snowflake

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Dois-je l'amour
ou dois-je déteste
Puis-je la haine et l'amour
tout à coup
Je vous regarde
J'essaie de ne pas sourire
Mais quand je vous regarde
Mon cœur saute un battement
Je dois déterminer
Qu'est-ce que l'amour
Qu'est-ce que la haine


Merci
Désolé si c'est mauvais, je voulais juste écrire

Do I love
or do i hate
Can I hate and love
all at once
I look at you
I try not to smile
But when I look at you
My heart skips a beat
I must determine
what is love
what is hate


Thanks
sorry if it is bad I just wanted to write Talking Ear Off.gif
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#27
oops gone

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    Nigrescent Black Hole

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Actually, this was originally a song. :/
Regardless, I really quite like it.

This isn't really a literal translation,
I changed it a bit so that you'd understand it better.

Kein Zuruck
Weißt du noch, wie's war
Kinderzeit... wunderbar...
Die Welt ist bunt und schön.
Bis du irgendwann begreifst,
Dass nicht jeder Abschied heißt,
Es gibt auch ein Wiedersehen

Immer vorwärts, Schritt um Schritt ...
Es geht kein Weg zurück!
Und Was jetzt ist, wird nie mehr ungeschehen.
Die Zeit läuft uns davon, Was getan ist, ist getan.
Was jetzt ist, wird nie mehr so geschehen.

Ein Wort zuviel im Zorn gesagt,
'N Schritt zu weit nach vorn gewagt.
Schon ist es vorbei.
Was auch immer jetzt getan,
Was ich gesagt hab', ist gesagt,
Und was wie ewig schien ist schon Vergangenheit.

Ach, und könnt' ich doch nur ein einz'ges Mal Die Uhren rückwärts drehen,
Denn wieviel von dem, was ich heute weiß, Hätt' ich lieber nie gesehen.

Dein Leben dreht sich nur im Kreis,
So voll von weggeworfener Zeit,
und Deine Träume schiebst Du endlos vor Dir her.
Du willst noch leben irgendwann,
Doch wenn nicht heute, wann denn dann...?
Denn irgendwann ist auch ein Traum zu lange her.

No Way Back
Do you remember, how it was?
Childhood - wonderful:
The world is colorful and beautiful
Until you finally understand
That not every goodbye,
is followed by a hello.

Always forward. Step by step.
There is no way back.
What is now, will never be undone.
Time is running out.
What has been done, is done.
And what is now, will never happen like this again.

There is no way back
There is no way back

One word too much has been said out of anger
One step too far forward
It is over
Whatever has been done now
Whatever I have said, is said.
And what seemed like eternity, is already the past.

Always forward. Step by step.
There is no way back.
What is now, will never be undone.
Time is running out.
What has been done, is done.
And what is now, will never happen like this again.

Oh, if I could just once
turn back the clocks.
For much of what I know today,
I'd prefer not having seen.

There is no way back.
There is no way back.

Your life is just running in circles,
full of time, carelessly thrown away,
you procrastinate your dreams endlessly.
Someday, you intend to live,
but when if not today?
For one day even a dream is too long gone.

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#28
JanniMörn

JanniMörn

    Delicate Snowflake

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This one is pretty short and in swedish Batting Eyelashes.gif


Ditt hår är svart som norrhimlen på vintern<3
Dina ögon är blå som Östersjönsis<3
Dina läppar är röda som juleljus<3
Jag älskar dig<3


I'm not that good at english but I'll try wink.gif


Your hair is black as the northern sky at wintertime<3
Your eyes are blue as Baltic Sea ice<3
Your lips are red as christmascandles<3
I love you<3



By: Me, it's not one of my best but Monkey.gif
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#29
night crying girl

night crying girl

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hey,
i make one in dutch.
i hope you like it.



ik zie een meisje in de spiegel,
een meisje met een masker op.
ze lijkt gelukkig en blij maar dat is ze niet,
want als ik in haar ogen kijk zie ik dat ze verdrietig is.
ze is niet gelukkig en blij.
maar kapot,
kapot van binnen.

hoe? waarom? wat is er gebeurd? vraag ik haar,
maar het is stil.

dan doet ze haar masker af,
en zak ik in elkaar van schirk.
want dat meisje in de spiegel,
dat ben ik!


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#30
Oracle

Oracle

    And From The Ashes

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^That's quite good, but so other members can read it, could you translate it into english, please?
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#31
EspoirTheMage

EspoirTheMage

    EC's Welcome Wagon

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QUOTE (night crying girl @ Jun 5 2010, 02:07 PM) <{POST_SNAPBACK}>
hey,
i make one in dutch.
i hope you like it.



ik zie een meisje in de spiegel,
een meisje met een masker op.
ze lijkt gelukkig en blij maar dat is ze niet,
want als ik in haar ogen kijk zie ik dat ze verdrietig is.
ze is niet gelukkig en blij.
maar kapot,
kapot van binnen.

hoe? waarom? wat is er gebeurd? vraag ik haar,
maar het is stil.

dan doet ze haar masker af,
en zak ik in elkaar van schirk.
want dat meisje in de spiegel,
dat ben ik!

Translation:

I see a girl in the mirror,
a girl with a mask on.
she looks happy and pleased, but she is not,
because when I look into her eyes I see her sad.
she is not happy.
but broken,
broken inside.

how? Why? what happened? I ask her,
but it is quiet.

than she takes her mask off,
and I fall into each of schirk.
because that girl in the mirror,
that's me!


Translator ftw.

EDIT:
QUOTE (【chi】 @ Sep 26 2009, 01:24 PM) <{POST_SNAPBACK}>
【我記得 我怕我將不記得】

一切都恍如昨天。

無法再輕舔蜜味回憶
無法再接觸前人往事
無法再閒聊生活趣事
無法再得到故有支持
無法再分辨青紅皂白
無法再發現當局者迷
無法再享受自愚之樂

—— 一切都緣份透支。
試憶起那疑幻似真的景象,
甜在心頭,
苦在腔喉。

Translation:
【I remember that I'm afraid I will not remember】

All Huangru yesterday.
But
Honey taste memories can no longer Qing Tian
Can not access previous past
Can not find live chat interesting
Can no longer be there to support it
Can no longer distinguish between indiscriminate
Can not find gamesters
Can no longer enjoy the music from the humble

- All brought together by fate overdraft.
Remember that a suspect may try really magic scene
Sweet in the heart,
Pain in the throat cavity.



^
Decided to translate. Something along the lines of this, I used google translator.

EDIT EDIT:

QUOTE (xXxBloodShadowxXx @ Dec 30 2009, 07:28 AM) <{POST_SNAPBACK}>
L'Etranger
– « Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
– Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
– Tes amis ?
– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
– Ta patrie ?
– J’ignore sous quelle latitude elle est située.
– La beauté ?
– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
– L’or ?
– Je le hais comme vous haïssez Dieu.
– Eh ! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
– J’aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! »

translation:
The Stranger
- "Who do you like best, enigmatic man, eh? Your father, your mother, your sister or your brother?
- I have neither father nor mother, nor sister nor brother.
- Your friends?
- You are using a word whose meaning has stayed with me until now unknown.
- Your country?
- I do not know under what latitude it lies.
- The beauty?
- I would love willingly, goddess and immortal.
- Gold?
- I hate it as you hate God.
- Hey What do you love, extraordinary stranger?
- I love clouds ... the clouds go by ... there ... there ... the wonderful clouds! "


QUOTE (xXxBloodShadowxXx @ Dec 30 2009, 07:28 AM) <{POST_SNAPBACK}>
La Chambre Double
Une chambre qui ressemble à une rêverie, une chambre véritablement spirituelle, où l'atmosphère stagnante est légèrement teintée de rose et de bleu.
L'âme y prend un bain de paresse, aromatisé par le regret et le désir. - C'est quelque chose de crépusculaire, de bleuâtre et de rosâtre; un rêve de volupté pendant une éclipse.
Les meubles ont des formes allongées, prostrées, alanguies. Les meubles ont l'air de rêver; on les dirait doués d'une vie somnambulique, comme le végétal et le minéral. Les étoffes parlent une langue muette, comme les fleurs, comme les ciels, comme les soleils couchants.
Sur les murs nulle abomination artistique. Relativement au rêve pur, à l'impression non analysée, l'art défini, l'art positif est un blasphème. Ici, tout a la suffisante clarté et la délicieuse obscurité de l'harmonie.
Une senteur infinitésimale du choix le plus exquis, à laquelle se mêle une très légère humidité, nage dans cette atmosphère, où l'esprit sommeillant est bercé par des sensations de serre chaude.
La mousseline pleut abondamment devant les fenêtres et devant le lit; elle s'épanche en cascades neigeuses. Sur ce lit est couchée l'Idole, la souveraine des rêves. Mais comment est-elle ici? Qui l'a amenée? quel pouvoir magique l'a installée sur ce trône de rêverie et de volupté? Qu'importe? la voilà! je la reconnais.
Voilà bien ces yeux dont la flamme traverse le crépuscule; ces subtiles et terribles mirettes, que je reconnais à leur effrayante malice! Elles attirent, elles subjuguent, elles dévorent le regard de l'imprudent qui les contemple. Je les ai souvent étudiées, ces étoiles noires qui commandent la curiosité et l'admiration.
A quel démon bienveillant dois-je d'être ainsi entouré de mystère, de silence, de paix et de parfums? O béatitude! ce que nous nommons généralement la vie, même dans son expansion la plus heureuse, n'a rien de commun avec cette vie suprême dont j'ai maintenant connaissance et que je savoure minute par minute, seconde par seconde!
Non! il n'est plus de minutes, il n'est plus de secondes! Le temps a disparu; c'est l'Eternité qui règne, une éternité de délices!
Mais un coup terrible, lourd, a retenti à la porte, et, comme dans les rêves infernaux, il m'a semblé que je recevais un coup de pioche dans l'estomac.
Et puis un Spectre est entré. C'est un huissier qui vient me torturer au nom de la loi; une infâme concubine qui vient crier misère et ajouter les trivialités de sa vie aux douleurs de la mienne; ou bien le saute-ruisseau d'un directeur de journal qui réclame la suite du manuscrit.
La chambre paradisiaque, l'idole, la souveraine des rêves, la Sylphide, comme disait le grand René, toute cette magie a disparu au coup brutal frappé par le Spectre.
Horreur! je me souviens! je me souviens! Oui! ce taudis, ce séjour de l'éternel ennui, est bien le mien. Voici les meubles sots, poudreux, écornés; la cheminée sans flamme et sans braise, souillée de crachats; les tristes fenêtres où la pluie a tracé des sillons dans la poussière; les manuscrits, raturés ou incomplets; l'almanach où le crayon a marqué les dates sinistres!
Et ce parfum d'un autre monde, dont je m'enivrais avec une sensibilité perfectionnée, hélas! il est remplacé par une fétide odeur de tabac mêlée à je ne sais quelle nauséabonde moisissure. On respire ici maintenant le ranci de la désolation.
Dans ce monde étroit, mais si plein de dégoût, un seul objet connu me sourit: la fiole de laudanum; une vieille et terrible amie; comme toutes les amies, hélas! féconde en caresses et en traîtrises.
Oh! oui! Le Temps a reparu; Le Temps règne en souverain maintenant; et avec le hideux vieillard est revenu tout son démoniaque cortège de Souvenirs, de Regrets, de Spasmes, de Peurs, d'Angoisses, de Cauchemars, de Colères et de Névroses.
Je vous assure que les secondes maintenant sont fortement et solennellement accentuées, et chacune, en jaillissant de la pendule, dit: - "Je suis la Vie, l'insupportable, l'implacable Vie!"
Il n'y a qu'une Seconde dans la vie humaine qui ait mission d'annoncer une bonne nouvelle, la bonne nouvelle qui cause à chacun une inexplicable peur.
Oui! le Temps règne; il a repris sa brutale dictature. Et il me pousse, comme si j'étais un boeuf, avec son double aiguillon. - "Et hue donc! bourrique! Sue donc, esclave! Vis donc, damné!"

Translation:
The Double
A room that resembles a dream, a truly spiritual room, where the atmosphere is lightly tinged with pink and blue.
The soul takes a bath in laziness, scented with regret and desire. - It is something twilight, blue and pinkish; a dream of pleasure during an eclipse.
The furniture shapes stretched out, prostrate, languid. Furniture seem to dream they would have a life of sleepwalking, like the vegetable and mineral. The materials speak a language dumb, like flowers, skies, and setting suns.
On the walls, no artistic abomination. With respect to the pure dream, printing unanalyzed, art set, the positive art is a blasphemy. Here, everything has the sufficient light and darkness of the delicious harmony.
The smell of infinitesimal the most exquisite selection, which is blended a very slight moisture, swim in this atmosphere where the mind is lulled asleep by sensations of a hothouse.
Muslin heavy rain before the windows and the bed, she pours forth in cascades of snow. On the bed lies the idol, the queen of dreams. But how is she here? Who took her? What magical power was installed on the throne of dreams and pleasure? Whatever? is! I agree.
Surely those eyes whose light passes through the twilight, these subtle and terrible optics that I recognize their terrifying malice! They draw, they subdue, they eat the eye of the beholder unwise. I have often studied these black stars who command the attention and admiration.
To what benevolent demon should I be so shrouded in mystery, silence, peace and perfumes? O bliss! what we generally call life, even in his happiest expansion has nothing in common with the supreme life which I now know and I savor every minute, second per second!
No! There are no more minutes, no more seconds! The time has disappeared is the prevailing eternity, an eternity of delight!
But a terrible, heavy, sounded at the door, and, as in hellish dreams, I felt that I got a pickaxe in the stomach.
And then came a Spectre. It is a bailiff coming to torment me in the name of the law is an infamous concubine who cry woe and add the trivialities of her life to the sufferings of mine or the errand boy of a newspaper editor who claims Following the manuscript.
The heavenly room, the idol, the queen of dreams, the Sylph, as the great René said, all this magic has disappeared at the brutal hit by the Spectre.
Horror! I remember! I remember! Yes this hole, this place of eternal boredom, is mine. Here are the stupid furniture, dirty, worn, stack without flame or coals, stained sputum, and the sad windows where rain has made furrows in the dust, manuscripts, crossed out or not, the almanac, where the pencil has sinister dates!
And the scent of another world, I was intoxicated with a refined sensibility, alas! it is replaced by a fetid odor of tobacco mixed with an indescribable sickening mold. Here we now breathe the stale of desolation.
In this narrow world, but so full of disgust, a single object known smiled: the flask of laudanum, an old and terrible friend, like all friends, alas! fruitful in caresses and treachery.
Oh yes Time has reappeared Time now reigns supreme, and with the hideous old man has returned all of his demonic procession of Memories, Regrets, Spasms, Fears, anxiety, nightmares, Angers, and neurosis.
I assure you that the latter are now strongly and solemnly pronounced, and each, bursting from the clock, says: - "I am Life, the unbearable, the implacable Life!"
There is only one in Second Life whose mission it is to announce good news, good news that causes everyone inexplicable fear.
Yes Time rules, he resumed his brutal dictatorship. And it drives me as if I were a beef with his double goad. - "Gee up, you ass! To work, slave! Live, damned!"






I was really bored. And this poetry was excellent. I loved the prose especially. Would love for this person to post more.
  • 0

#32
NazTheCatfishFucker

NazTheCatfishFucker

    The Injection Whore

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It's based on the death of a hero who refused to speak or even cry in pain while he was being tortured. Because of the regime the poem had to be changed (The name of the hero had to be removed) and the author decided to use ''Nazli'' instead of the actual name of the prisoner.



نازلی سخن نگفت
نازلی ستاره بود
یک دَم درین ظلام درخشید و جَست و رفت...

«ــ نازلی! بهار خنده زد و ارغوان شکفت.
در خانه، زیرِ پنجره گُل داد یاسِ پیر.
دست از گمان بدار!
با مرگِ نحس پنجه میفکن!
بودن به از نبودشدن، خاصه در بهار...»


نازلی سخن نگفت
سرافراز
دندانِ خشم بر جگرِ خسته بست و رفت...



«ــ نازلی! سخن بگو!
مرغِ سکوت، جوجه‌ی مرگی فجیع را
در آشیان به بیضه نشسته‌ست!»

نازلی سخن نگفت؛
چو خورشید
از تیرگی برآمد و در خون نشست و رفت...



نازلی سخن نگفت
نازلی ستاره بود
یک دَم درین ظلام درخشید و جَست و رفت...

نازلی سخن نگفت
نازلی بنفشه بود
گُل داد و
مژده داد: «زمستان شکست!»
و
رفت...


''The Death Of Nazli'' By Ahmad Shamloo (Iranian Poet)

Nazli was a star,
Nazli did not say a word...

Nazli!
Spring has smiled and the Judas tree has bloomed,
At home,
under the window,
The old Jasmine has budded.
Remove your hands from doubt! (give up doubting)
With sinister death do not wrestle!
Being is better than becoming not,
Being especially in the Spring

Nazli said nothing
Head high,
She clenched tooth of anger on wounded heart and went.

Nazli! Talk!
The bird of silence, the chick of a tragic death in the nest,
Is sitting on the egg (the bird is sitting on the egg that will be the birth of a tragic death) -- [Baisically saying something very bad and painful will happen if you don't talk]

Nazli did not say a word
Like the sun,
She appeard from darkness,
Settled in blood and went.

Nazli did not say a word,
Nazli was a star,
Suddenly in this darkness,
She lit up, leapt and went.

Nazli did not say a word
Nazli was a violet
She flowered and
gave the good tidings: "Winter is defeated!"
and left ...
  • 0

#33
Acid.

Acid.

    Tortured Rose

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Sum invictus!
Sed tamen perperam...

Language: Latin.
Author: Me :D!
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#34
Nevoa

Nevoa

    Tortured Rose

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Por vezes,
Abro os olhos
Nos meus sonhos...
E neles,
Por vezes vejo
Aquilo que desejo...
E aquilo que desejo,
É muitas vezes
Um simples beijo...
Um beijo tão longo,
Que me perco no meu sonho!

Milton Roque


Sometimes,
I open my eyes
In my dreams...
and therein
sometimes I see
What I wish...
And my wish
Is sometimes
A tender kiss...
A kiss so durable,
That I lose myself in my dream!







Ouço o tempo passar por mim,
Como o vento passa assim.
Uiva dentro do meu peito
O grito agudo da minh'alma.
Relampeja na minha cabeça
Apenas a certeza,
De te amar.
O mar leva consigo todas as águas,
Eu levo comigo todas as mágoas.
Essas mágoas que eu assim transporto,
Como o vento transporta o tempo...
Milton Roque



I hear time passing me by
As the wind passes by.
Inside my chest howls
The shrill cry of my soul.
In my head flashes
The certainty,
Of loving you.
All waters are carried by the sea
As I carry all those wounds.
Those wounds that I carry,
As the wind carries time ...






hope you all like it :)
  • 0

#35
Memory

Memory

    Delicate Snowflake

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No i won't
No i won't cry
My blood is burning
my voice die with my breath
there's something missing in my life
but now it's top late
my heart is broken
I start to bleeding
I don't have breath
my tears fall
my heart my eyes everything I feel like i was burning
cause i saw you with someone
but you was criing because we love each other
i now realise my tears fall

I love you no matter what


Sorry if my english is bad i'm french
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#36
Memory

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    Delicate Snowflake

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No i won't
No i won't cry
My blood is burning
my voice die with my breath
there's something missing in my life
but now it's too late
my heart is broken
I start to bleeding
I don't have breath
my tears fall
my heart my eyes everything I feel like i was burning
cause i saw you with someone
but you was criing because we love each other
i now realise my tears fall

I love you no matter what


Sorry if my english is bad i'm french


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#37
Memory

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I create a new poem

Ils disent

ils disent que je vie
ils pensent que je sourie
ils pensent que je rie
mais je me detruis

Ils disent qu'ils vont m'aidé
ils pensent qu'ils ont tout tenter
ils me disent de changer
mais ce que je veux c'est m'envolée

la vie me fait souffrir
mais vous vous continuer à sourire
je vais bientôt m'endormir
puis tout finir

si seulement tu était là...
Mais je n'existe plus
je ne fais que vivre
Sans exister...


Sorry i didn't made a translation
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#38
Memory

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    Delicate Snowflake

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Rouge pourpre

Puis c'est la
Dans ce lac où coulait l'eau de couleur pourpre
Mais pour quelle raison vois-je cette couleur flamboiante écarlate 
Je n'y est compris que quand j'ai senti une douleur
Le faucon le messager des deux monde
A lancer son appel que je n'ai pu arrêter 
Le coup de la faucheuse, cette faux tranchante de vie a tomber 
Le vent a souffler sur cette dernière rose 
Tout ce que je vois n'est plus qu'un lac pourpre tacher écarlate 
Et une pluie de pétales au couleur de tristesse

Mort d'aujourd'hui mort de demain cette faucheuse viendra accomplir vengence a minuit et seul cette rose noire incomprise sera moin témoin 
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#39
*..BMA...vanna...*

*..BMA...vanna...*

    Tortured Rose

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i guess its okay that i cut and bleed
i guess its okay that i die inside
i guess its okay that i cant move on
i guess its okay that you stole whats mine

i guess its okay that i never sleep
i guess its okay that im tripping
i guess its okay that i no longer live my life

i guess its okay about alot of things

...but in the end you lived your life
and let me destroy mine

...and that it was all my fault
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#40
Kurayami Michio

Kurayami Michio

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This is a song from my favourite Japanese metal band, DIR EN GREY. The song is entitled Embryo and it has two versions of it and each has different lyrics. So this one is from the album version. The vocalist is a guy so the lyrics gives a different feeling to it. Watch this song performed live is much better.
 

sou senkyuu hyaku hachi juusannen natsu no asa itsumo yoko ni wa daisukina mama ga ite
ne itsumo mitai ni watashi ni hohoemi kakete yo teri tsukeru asa ibitsuna hyoujou ukabete
 
shimetsuketa mama no kubisuji tenjou kara burasagaru nara baibai Mother
mugon no namida kurushimi fukaku taekirezu ni hana wa chiru yuku watashi wa hitori
 
Without a Face aegu koe
Without a Face hizumu koe
 
saa watashi wo okashite ki ga sumu made papa no mono yo
hora ue kara mama ga watashi tachi wo mioroshiteru
 
My Sweet Mother hohoende kokoro ga ne harisakete waratteru
Deadly Sweet Mother nikushimi to hakike saki gaman shite machimashou dakare nagara
 
mou senkyuuhyakukyuujuuninen fuyu no yoru itsumo yoko ni wa daikiraina papa ga ite
ne itsumo mitai ni kyou mo watashi wo daiteru papa no hitomi wo mihiraite yakitsuke
 
shinobaseta are wo tsukitate yatsu no kubisuji fukaku tsuyoku baibai Father
hadaka no mama yukigeshiki ni saku makkana hana chimidoro ni saki watashi wa hitori
 
My Sweet Mother hohoende kokoro ga ne harisakete waratteru
Deadly Sweet Mother nikushimi to hoho wo nagare namida wa kare kisetsu ga kare
My Sweet Mother hohoende kokoro ga ne harisakete waratteru
Deadly Sweet Mother migomotta kodomo naiteiru hakike wo gaman shimashou
---------------------------------------------------------translation----------------------------------------------------------

Ah a summer morning in 1983, always at the side of my beloved Mama
please smile at me like you always do, the morning light shining on you, distorting your face.
 
Mama's strangled neck, she hangs lifelessly from the heavens, I guess it's bye bye Mother.
unable to bear the silent tears and deep pain the flower dies, I am alone.
 
Without a face gasping voice
Without a face distorted voice
 
come, rape me, until you get it out of your system I'm yours Papa.
But you know, Mama's looking down on us from up there.
 
My Sweet Mother smile, cause my heart's about to tear apart laughing.
Deadly Sweet Mother the hate spreads with the nausea,
but i'll be patient and hold it in, while he fucks me.
 
Now it's a winter night in 1992, always at the side of the Papa I despise.
well, today, like always he's fucking me again,
I keep my eyes open to remember the look in Papa's eyes.
 
I fiercely plunge what I had hidden straight and deep into the back of his neck bye bye Father
Naked. The deep-red flowers blooming in the winter scenery, blossoming as a sea of blood,
I am alone.
 
My Sweet Mother smile, cause my heart's about to tear apart laughing
Deadly Sweet Mother 
with hate the tears running down my cheek dry up, along with the season
My Sweet Mother smile, cause my heart's about to tear apart laughing
Deadly Sweet Mother 
The child I'm pregnant with is crying, but I'll hold down the vomit.

 


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